Qui dit quoi à qui ?

Qui dit quoi à qui ?

Une nouvelle étude montre que les femmes sont beaucoup plus susceptibles d’être influencées par d’autres femmes que par des hommes dans l’adoption de comportements alimentaires, sains ou dangereux.

L’expérience a consisté à montrer à un peu plus d’une centaine de participantes quatre vidéos de conseils liés à l’alimentation, sur un site web. Les vidéos comprenaient soit un message « pro-santé », soit un message vantant un régime « dangereux » de type exercice excessif et comptage des calories. Ces messages étaient présentés soit par un homme soit par une femme.

Les femmes ayant visionné les vidéos dans lesquelles les messages étaient présentés par une autre femme ont été bien plus convaincues par le message que lorsqu’ils étaient présentés par un homme et ceci quelque soit le message (pro-santé ou régime dangereux). Par exemple, 40% des femmes qui ont vu le message pro-santé présenté par une femme ont cliqué sur un lien pour obtenir plus d’informations, alors que seulement 8% des femmes qui ont entendu ce même message mais provenant d’un homme ont cliqué sur ce lien.

Cette étude (re)montre qu’une des stratégies pour qu’un message de communication influence le comportement est que la « cible » puisse s’identifier à l’émetteur du message. Cette recherche (re)montre en particulier que l’influence sociale peut être un puissant facteur prédictif du comportement. Il est donc important de considérer l’appartenance au groupe lorsque l’on prévoit un message de communication visant un changement de comportement (comportement dans lequel les caractéristiques du groupe sont importantes; dans l’exemple ci-dessus: la relation entre féminité et comportements alimentaires).

(Cruwys et al., 2010)

 

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